Archive pour mars, 2011

31 mars 2011

3 ans de prison ferme pour les beaux yeux d’Hollywood

Peer-to-Peer -

En septembre se déroulera le procès de Gilberto Sanchez, un Américain qui a mis en ligne une version inachevée du film X-Men Origins : Wolverine un mois avant la sortie officielle au cinéma. Plaidant coupable, l’homme de 48 ans risque potentiellement jusqu’à 3 ans de prison ferme et 250 000 dollars d’amende.

 

Le tribunal aura-t-il la main lourde lorsqu’il condamnera Gilberto Sanchez pour piratage ? Poursuivi en justice pour avoir mis en ligne une copie de travail du film X-Men Origins : Wolverine, l’homme de 48 ans risque gros. En effet, le verdict prononcé par la juge Margaret Morrow pourrait le condamner à trois ans de prison ferme et 250 000 dollars d’amende (environ 175 900 euros).

L’affaire remonte à 2009. Début avril, une version inachevée du long métrage mettant en scène Hugh Jackman dans la peau de Wolverine apparaît sur Internet, en particulier sur les sites de liens BitTorrent. L’affaire fait alors grand bruit, puisque X-Men Origins : Wolverine n’est alors pas encore sorti, alors programmé pour la fin du mois. Devant une telle fuite, les ayants droit ont alors fait appel au FBI pour retrouver le pirate.

Comme le signale Hollywood Reporter, l’enquête a permis d’inculper Giberto Sanchez dès la fin de l’année 2009. Celui-ci avait en effet d’abord envoyé la copie de travail sur l’hébergeur MegaUpload avant qu’elle ne se diffuse progressivement sur les réseaux P2P. Malgré l’absence de certains effets spéciaux, le film aura connu un grand succès auprès des internautes adeptes du téléchargement.

La diffusion du film via un site d’hébergement de fichiers a certainement facilité le travail du FBI. Les historiques de connexion et l’adresse IP conservés par MegaUpload ont alors conduit naturellement les enquêteurs vers Gilberto Sanchez. Ce dernier a reconnu qu’il savait que la mise en ligne du film était illégale. Son jugement est prévu pour le mois de septembre, mais l’accusé a plaidé coupable le 14 mars dernier pour avoir enfreint la propriété intellectuelle des ayants droit.

La diffusion d’une copie de travail n’a cependant pas affecté notoirement le succès et les recettes du film. Après une semaine d’exploitation en France, le film a attiré plus de 969 000 personnes. Aux Etats-Unis, le film a crevé le box-office en récoltant 87 millions de dollars de recettes. Cela représente plus de la moitié du budget qui a été mobilisé pour faire le film, à savoir 150 millions de dollars.

La peine de prison qui menace Gilberto Sanchez ressemble à celle qui a été brandie en 2009 contre une Américaine de 22 ans. À l’époque, elle avait été arrêtée par les gérants d’un cinéma au motif qu’elle cherchait à réaliser une copie pirate d’un des épisodes de la saga Twilight. Une information contestée par la jeune femme, qui affirmait alors vouloir immortaliser en vidéo l’anniversaire de sa grande sœur.

 

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
30 mars 2011

Blackout total pour la BBC !

Pendant 30 minutes le site de la BBC et toutes les URL liées étaient inaccessibles et inconnues de Google.

Il n’a pas fallu bien longtemps pour que l’incident fasse le tour de Twitter.

La BBC a prétexté une défaillance  du réseau…

On lui avait pourtant dit de ne pas toucher au fil rouge :)

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30 mars 2011

Une faille XSS sur le site de l’Hadopi délivrait des résultats pirates !

Société 2.0 -

Peut-on exiger des internautes qu’ils sachent sécuriser leur accès à Internet, sans être soi-même un modèle de sécurisation ? Pour mettre en évidence la contradiction, le président du Parti Pirate a exploité une faille du site de l’Hadopi qui lui a permis d’utiliser le formulaire de recherche des offres légales pour trouver des fichiers sur le site The Pirate Bay.

 

Mise à jour : la faille a été corrigée en milieu de matinée ce mercredi. Preuve que l’Hadopi sait être réactive.

Le président du Parti Pirate, Paul Da Silva, s’est bien amusé. Avec le plus grand sérieux. Mardi, nous vous expliquions que pour accorder ses futurs labels d’offres légale aux premiers candidats (Deezer, Beezik et VidéoAVolonté.com), l’Hadopi avait trahit les textes réglementaires en préférant mettre en place un moteur de recherche des oeuvres plutôt qu’en publiant la liste complète des oeuvres à labelliser. Or ce moteur de recherche n’est pas sécurisé.

Sauf correction entre le moment où nous publions ces lignes et le moment où vous les lisez, le fait de passer par ce lien conduit vers le moteur de recherche de l’Hadopi, au comportement étrange. Lors de la saisie, le moteur se transforme en recherche sur The Pirate Bay, et les résultats affichés sont ceux du célèbre site de liens BitTorrent. La faute à une faille XSS qui permet d’injecter du code dans les URL et de modifier le comportement des pages. Que ce soit pour conduire vers TPB, ou faire autre chose de plus discret ou mal intentionné. Ca n’est pas le site de l’Hadopi qui est compromis, mais la sécurité de ceux qui visiteraient de bonne foi le site de l’Hadopi par un tel lien modifié, qu’ils auraient reçu, par exemple, par e-mail.

Or comme l’explique Paul Da Silva sur son blog, cette faille n’est pas anodine venant de l’Hadopi. C’est la deuxième fois qu’une telle faille est décelée sur Hadopi.fr. Or, “rappelons que la Hadopi demande à chaque personne de sécuriser son accès à Internet, ce qui, si c’était possible, révèlerait de qualifications d’un ingénieur en sécurité réseau“, rappelle le président du Parti Pirate. Il souhaitait donc “savoir si [l'Hadopi], avec ses moyens, s’appliquait lui même la rigueur qu’il exige de monsieur et madame tout le monde“, ce qui n’est pas le cas.

Là où on pourrait croire que la Hadopi aurait tiré les leçons de la première démonstration, j’ai pu trouver hier, en 6mn30, une nouvelle faille sur le site de l’autorité… Selon la loi il s’agit donc du second avertissement… Au prochain il faudra songer à couper la connexion chez Hadopi ?“, demande Paul Da Silva.

 

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
29 mars 2011

Vos informations personnels vendu par l’Etat !

Vos fichiers personnels de carte grise pourront désormais être vendu à des fins commerciales.

Effectivement, cette loi (intégré à la LOPPSI 2) a été votée discrètement, il y a quelques mois, pour permettre à l’Etat de vendre à des entreprises privées toutes les informations fournies par les particuliers lors de leur demande de carte grise. 

De plus,  l’Etat n’a pas d’obligation de prévenir les usagers de ces ventes d’informations personnelles.

Le pire, c’est que l’automobiliste n’a aucun moyen d’opposition pour exiger que la société acheteuse le retire de son listing.

Pour plus d’informations : http://securite.reseaux-telecoms.net/actualites/lire-les-fichiers-personnels-de-carte-grise-pourront-etre-commercialises-22899.html

Bref, du grand n’importe quoi !

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29 mars 2011

Justin Bieber champion du monde ?

La vidéo au titre de “Baby ft. Ludacris” sur Youtube de l’idole des ados, Justin Bieber, a été vu à plus de 501.181.542 de fois !

Un record pour ce jeune chanteur mais aussi un record depuis la création de Youtube.

Justin Bieber est d’ailleurs l’une des personnalités les plus suivies sur Twitter.

29 mars 2011

Amplification d’une attaque DDoS via Content Delivery Network

Il fut un temps où de nombreux architectes réseaux et systèmes s’arrachaient les cheveux pour optimiser au mieux leur infrastructure d’hébergement web.

La raison principale ? Offrir une qualité de service à la hauteur de la volumétrie des données distribuées aux visiteurs de leur(s) sites(s) web.

Puis vinrent sur le marché des solutions de Content Delivery Network, abrégées sous l’acronyme CDN, offrant à ces mêmes architectes un réseau de serveurs capables de distribuer les données via l’utilisation de mécanisme de cache.

Un serveur web est constitué d’un ensemble de processus systèmes dont le rôle consiste à accomplir les principales tâches fonctionnelles suivantes :

- être à l’écoute des requêtes HTTP sur un port défini (généralement le port 80)
- répondre par l’envoi du contenu du fichier demandé (ex: un fichier image, un fichier PDF, …)
- répondre par l’envoi du résultat d’un script exécuté (ex: un script PHP, un script Python, …)
- stocker dans un fichier log le détail des informations demandées et échangées

Afin d’optimiser la capacité du serveur à répondre à plusieurs demandes simultanées, le processus maitre distribue les tâches à effectuer à un certain nombre de processus fils.

Néanmoins, tout système d’exploitation possède un nombre limité de sockets TCP (canaux de communication dans lesquels sont échangées les données). Pour faire un parallèle simple, lorsque toutes les pompes d’une station service sont occupées, les automobilistes qui arrivent et souhaitent faire le plein, doivent attendre la libération d’une pompe.

Les réseaux de distribution de contenu (“Content Delivery Network” ou CDN) ont pour objectif de distribuer un contenu au plus grand nombre selon les conditions suivantes :

- déterminer quel est le serveur du réseau se trouvant au plus près du demandeur
- répondre à la demande en allant chercher l’information sur le serveur d’origine
- stocker l’information récupérée en y associant une durée de conservation
- transférer en réponse l’information au demandeur
- tant que l’information stockée est encore conservable, la distribuer aux prochains demandeurs

En résumé, le CDN s’apparente à un réseau intelligent qui redirige les demandes des internautes vers le serveur qui d’un point de vue réseau se trouve le plus près (temps de latence ou nombre de réseaux traversés faibles). Charge ensuite à ce serveur de prendre contact avec le serveur détenteur de l’information (le serveur web maitre) et de stocker en cache les informations.

Bien évidemment, le principe ne s’applique qu’aux contenus statiques et non dynamiques. Si la demande concerne une recherche d’informations en fonction de critères saisis par l’utilisateur, alors la requête ne peut être mise en cache et sera donc demandée systématiquement au serveur web maitre.

Les réseaux CDN sont caractérisés par le nombre très important de serveurs caches dont ils disposent ainsi que leur emplacement aux croisées des noeuds réseaux des grands opérateurs nationaux et internationaux. A l’image d’une raquette de randonnée qui répartit le poids du randonneur lorsqu’il marche sur la neige, les milliers de serveurs cache du DNS permettent de répartir des demandes nombreuses en plusieurs points réseaux répartis géographiquement.

Comme indiqué plus haut, la première étape consiste à déterminer le serveur du CDN au plus proche de l’internaute :

Le principe est le suivant :

1. le système de l’internaute interroge son serveur DNS pour connaitre l’adresse IP du serveur web
2. le serveur DNS s’adresse au serveur DNS autoritaire, qui fait partie du réseau CDN
3. le serveur DNS du CDN détermine quelle est le serveur cache le plus proche de l’internaute
4. le serveur DNS de l’internaute lui retourne l’adresse IP déterminée par le réseau CDN

Une fois l’adresse IP en poche, le système de l’internaute va initier une session HTTP avec le serveur cache qu’il pense être le serveur web qu’il souhaite joindre. Il lui demande alors un fichier image (appelé ici “fleur.png”) :

Le serveur cache choisi par le CDN va alors devoir répondre à la demande de l’internaute en se positionnant lui même comme un internaute vis à vis au serveur web maitre :

1. l’internaute demande le fichier “fleur.png”
2. le serveur cache demande à son tour le fichier “fleur.png” au serveur web
3. le serveur web répond par l’envoi du contenu du fichier image demandé
4. le serveur cache stocke dans son système cache le fichier et le distribue à l’internaute

A présent, si de nouveaux internautes réclament le même fichier du même serveur web au même serveur cache, ce dernier se contentera de leur distribuer le fichier sans solliciter le serveur web maitre :

5. un nouvel internaute demande le fichier “fleur.png”
6. le serveur cache distribue le fichier qu’il a stocké à l’étape 4
7. un nouvel internaute demande le fichier “fleur.png”
8. le serveur cache distribue le fichier qu’il a stocké à l’étape 4
… etc

Le système présenté ici vous semble optimisé et capable de répondre à un nombre important de requêtes associées à des contenus statiques. Et bien, détrompez-vous, c’est en substance ce que met en évidence une étude d’une université datant de fin 2009 : “Content Delivery Networks: Protection or Threat ?” (ou “Réseaux de distribution de contenu : protection ou menace ?”).

L’étude menée sur trois CDN (Akamai, Coral et Limelight) démontre que ces derniers n’offrent pas le niveau de protection attendu face à des attaques en déni de service, distribuées. L’objectif de telles attaques est par exemple d’inonder un serveur web de requêtes HTTP afin de saturer le système qu’il l’héberge. Au passage, il est fort probable qu’un équipement de protection, de type firewall situé en amont, sature également en laissant passer des flux légitimes mais qui remplissent rapidement sa table de sessions actives.

Le principe de l’attaque se base sur l’incapacité du CDN à traiter les demandes relatives à du contenu dynamique. en ajoutant un paramètre de type QUERY_STRING à la demande, le CDN comprend qu’il s’agit de contenu non statique et s’adresse donc au serveur web maitre :

1. l’attaquant demande le fichier “fleur.png?hack=001″
2. le serveur cache demande à son tour le fichier “fleur.png?hack=001″ au serveur web
3. le serveur web répond par l’envoi du contenu du fichier image demandé
4. le serveur cache stocke dans son système cache le fichier et le distribue à l’internaute

Puis l’attaquant reproduit sa demande une nouvelle fois :

5. l’attaquant demande le fichier “fleur.png?hack=002″
6. le serveur cache demande à son tour le fichier “fleur.png?hack=002″ au serveur web
7. le serveur web répond par l’envoi du contenu du fichier image demandé
8. le serveur cache stocke dans son système cache le fichier et le distribue à l’internaute

Et ainsi de suite … opérations 9 à 12. Des requêtes HTTP adressant un contenu statique sont donc assimilées à des requêtes adressant un contenu dynamique. La protection initiale du CDN est donc outrepassée !

En agissant de la sorte, l’attaquant récupère, suite à sa demande, le contenu du fichier demandé. La bande passante utilisée devient donc rapidement chargée entre le serveur cache du CDN et le poste de l’attaquant. En imaginant que l’attaquant agisse via l’utilisation de machines zombies, les propriétaires des machines zombies vont rapidement s’apercevoir de la baisse de leur bande passante et des performances de leur poste, occupé à récupérer les nombreux fichiers demandés.

C’est alors qu’une autre faille des CDN, constatée lors de l’étude, est employée. Partant du constat que les serveurs cache des CDN agissent dans la chaine de traitement comme des postes clients standards (ils initient une demande auprès du serveur maitre, indépendante d’un point de vue TCP de la demande initiale), voici le mécanisme employé :

1. l’attaquant demande le fichier “fleur.png?hack=001″ et se déconnecte immédiatement
2. le serveur cache demande à son tour le fichier “fleur.png?hack=001″ au serveur web
3. le serveur web répond par l’envoi du contenu du fichier image demandé

Puis l’attaquant reproduit sa demande une nouvelle fois :

4. l’attaquant demande le fichier “fleur.png?hack=002″ et se déconnecte immédiatement
5. le serveur cache demande à son tour le fichier “fleur.png?hack=002″ au serveur web
6. le serveur web répond par l’envoi du contenu du fichier image demandé

Et ainsi de suite … opérations 7 à 9. Un effet d’amplification est donc réalisé puisque l’attaquant n’a plus à supporter la bande passante générée par les réponses à ses requêtes HTTP ! L’étude mentionnée plus haut démontre que le concept s’applique aisément sans que les CDN ne repèrent le mécanisme de demandes abandonnées en cours de route …

Vous remarquerez en reprenant les trois mécanismes de requêtes que nous avons réalisé une optimisation non négligeables :

Scénario “classique”
pour N requêtes client, nous avons N réponses au client
via 1 requête et 1 réponse du serveur maitre

Scénario “attaque”
pour N requêtes client, nous avons N réponses au client
via N requêtes et N réponses du serveur maitre

Scénario “attaque amplifiée”
pour N requêtes client, nous avons 0 réponses au client
via N requêtes et N réponses du serveur maitre

N’oubliez pas non plus qu’en cas d’attaques de ce type, votre solution de protection doit être en mesure de répondre de manière adaptée. En effet, un filtrage trop rapide qui ajouterait les serveurs cache d’un CDN dans une blacklist, vous priverait des toutes les autres requêtes licites en provenance du même CDN.

Il est donc primordial pour les architectes désireux de déployer une solution de CDN, de fortement prendre en compte ces éléments dont l’impact est fort en terme de sécurité. Une configuration particulièrement adaptée aux contenus à distribuer est donc nécessaire (par exemple, ne pas considérer les requêtes de type “/images/*.png” comme du contenu dynamique).

Avertissement : cet article n’a pas pour objectif d’inciter nos lecteurs à mettre en oeuvre des tels mécanismes d’attaques qui n’engageraient que leur responsabilité.

Liens :

Définition d’un serveur HTTP: http://fr.wikipedia.org/wiki/Serveur_HTTP
Définition d’un réseau CDN : http://fr.wikipedia.org/wiki/Content_Delivery_Network
Définition d’une attaque DDoS : http://fr.wikipedia.org/wiki/Ddos

Auteur : Vincent Maurin

blogs.orange-business.com

29 mars 2011

Un malware dans le client de Spotify

Musique Numérique -

La semaine dernière, Spotify a été contraint de désactiver les publicités graphiques diffusées à travers le logiciel. Un logiciel malveillant a été détecté au sein d’une publicité, infectant les postes de nombreux utilisateurs. Cette histoire pose un double problème au service suédois. Non seulement les utilisateurs sont affectés, mais en plus le modèle économique de Spotify – basé sur la publicité – se montre vulnérable aux attaques.

C’est le revers de la médaille. Alors que Spotify a enfin atteint au début du mois le cap du million d’abonnés premium, le service d’écoute musicale est désormais une cible de choix pour les auteurs de logiciels malveillants. Preuve en est, les utilisateurs de Spotify ont été la cible récente d’un code malicieux qui s’est propagé à travers une publicité diffusée via l’application.

Selon les retours de personnes infectées, le logiciel malveillant agit comme un “scareware“. Ce mode d’action vise à inquiéter l’utilisateur en lui signalant la présence – inexacte – de plusieurs logiciels malveillants sur l’ordinateur. L’objectif d’un tel code est d’obliger la victime à acquérir un produit dans le commerce afin de résoudre ces difficultés, au risque de subir des désagréments de plus en plus importants.

Vendredi, Spotify a annoncé sur Twitter avoir désactivé toutes les publicités graphiques s’affichant directement dans le logiciel, le temps de détecter quelle publicité a servi de vecteur d’attaque au code malicieux.Nous prenons cela très au sérieux et nous prenons toutes les dispositions nécessaires pour nous assurer que cela ne survienne plus jamaisa poursuivi le service suédois.

Dans un message diffusé ce mardi sur Twitter, Spotify semble avoir résolu le problème. Interpellé par un utilisateur qui a été infecté, le service d’écoute en ligne l’invite à contacter le support afin de guider la victime dans le nettoyage de son ordinateur. A priori, seuls les utilisateurs de la version gratuite de Spotify ont été touchés, puisque les utilisateurs de la version payante sont exemptés de contenus publicitaires.

Si l’écoute de la musique n’a pas été affectée lors de cette attaque, Spotify a tout intérêt à prendre très au sérieux cette affaire. En effet, le code malicieux a non seulement causé d’importants désagréments pour les utilisateurs de la version gratuite, mais en plus il s’est diffusé via la publicité. Or, la diffusion d’annonces est une composante essentielle du modèle économique de Spotify. Et donc de son avenir.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
21 mars 2011

Hadopi: coupure dans le rapport du Sénat

Société 2.0 -

En janvier dernier, lors d’une table ronde sur la création dans le monde numérique, le sénateur UMP Jean-Pierre Leleux demandait à l’Hadopi de ne pas se laisser “affaiblir par une partie de l’opinion” qui souhaite “une trop grande liberté”. Mais ce passage de son intervention a été supprimé du rapport officiel publié ce mois-ci.

http://www.dailymotion.com/swf/video/xgu38r?width=560 

La semaine dernière, nous rapportions la publication au Sénat d’un rapport d’information sur la création dans le monde numérique, rédigé au nom de la Commission de la Culture. En fait de rapport, il s’agissait d’une simple retranscription écrite des propos tenus par les intervenants d’une table ronde organisée le 26 janvier 2011, à laquelle participaient des représentants de l’industrie culturelle, des télécoms et des éditeurs de services. Et également des sénateurs.

Parmi ces derniers figurait le sénateur des Alpes-Maritimes Jean-Pierre Leleux (UMP), membre entre autres du groupe d’études Médias et nouvelles technologies, et du groupe d’études musiques et chanson française du Sénat. Son intervention est presque fidèlement retranscrite au rapport signé par son collègue Jacques Legendre (UMP), président de la Commission culture du Sénat. ”Presque”, car Aymeric Pontier note avec sagacité sur son blog qu’il en manque un morceau.

Comparez en effet la version officielle publiée en page 9 du rapport (.pdf)… :

Pour avoir visité le site de la Hadopi, et questionné les différentes parties prenantes, cela, dans un contexte très polémique, je sens que cette Haute autorité va aller dans le bon sens. Surtout, qu’elle ne désarme pas !

Cela dit, je suis un peu déçu par le rapport sorti dimanche dernier (en fait une étude par sondage, ndlr). Était-il opportun de le publier maintenant ? D’autant qu’il se fonde sur une enquête réalisée en octobre et novembre – c’est-à-dire très peu après l’envoi des premiers avertissements – et qui ne fait qu’identifier les caractéristiques des téléchargeurs illicites. Le grand public attendait déjà de vrais résultats.

… avec la version prononcée le 26 janvier 2011 et captée par Public Sénat, à la 17ème minute. Nous en réalisons ici la transcription la plus fidèle, en mettant en gras l’omission curieuse opérée par le rapporteur, qui va plus loin que la simple réécriture synthétique de propos tenus verbalement. C’est carrément un argument de fond du sénateur qui passe à la trappe :

Pour avoir visité avec vous le site de l’Hadopi, pour avoir questionné les différents acteurs de l’Hadopi, et dans ce contexte de polémique, de ce combat entre deux orientations que l’on ressent… moi je voudrais dire que l’Hadopi, je la sens aller bien, dans le bon sens en tout cas. Il faut surtout qu’elle ne désarme pas, et qu’elle ne se laisse pas affaiblir par une partie de l’opinion qui souhaite vraiment mettre en place sur les réseaux une liberté qui va à l’encontre de ce que nous souhaitons. Une trop grande liberté.

Ceci étant je voudrais dire que je suis un peu déçu par le rapport qui est sorti dimanche dernier. Je crois que je ne suis pas le seul, et je me demande si dans ce contexte, un peu d’explication que doit faire l’Hadopi par rapport au grand public, c’était opportun de publier un rapport qui tire ses sources d’une enquête qui date d’octobre-novembre, c’est-à-dire très très peu de temps après l’envoi des premiers avertissements ou des premières notifications, et qui au fond n’a comme contenu que d’identifier quelque peu les caractéristiques du “téléchargeur illicite” – ce qui est une question très intéressante puisqu’il faut identifier ces cibles, mais le grand public attendait déjà des résultats. J’ai été un peu déçu de ça, ceci étant je pense qu’il ne faut absolument pas désarmer.

Contactés jeudi dernier pour savoir pourquoi ce passage avait été supprimé du rapport final, ni le sénateur Jean-Pierre Leleux ni son collègue rapporteur Jacques Legendre ne nous ont répondu.

Mise à jour : Les services de la Commission de la Culture, de l’Education et de la Communication du Sénat nous ont répondu que “le compte rendu des tables rondes organisées par la commission, réalisé par le service du compte rendu analytique du Sénat, n’est pas, comme son nom l’indique, un compte rendu exhaustif“. Ils n’expliquent pas cependant le choix de ce qui est, ou non, rapporté.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
18 mars 2011

Manipulations des réseaux sociaux avec de faux profils

High-Tech -

Pour mener des “opérations d’information” auprès des populations du Moyen-Orient, l’armée américaine a passé un contrat avec la société Ntrepid pour concevoir un système permettant de contrôler des faux profils sur Internet. Il permettrait d’interagir avec des internautes en répondant à des messages ou en réagissant sur des blogs. Pour l’heure, il se limite officiellement aux langues de la région. Mais rien n’indique que le système ne sera pas élargi par la suite.

 

L’armée américaine ne se contente pas de bloquer sporadiquement des réseaux sociaux et des sites de divertissement. Elle les infiltre aussi. C’est en tout cas ce qu’affirme le Guardian dans son édition d’hier. D’après le journal britannique, les États-Unis ont mis en place un programme permettant de surveiller les activités des internautes inscrits sur certains sites communautaires.

L’article explique qu’une société californienne, Ntrepid, a remporté un contrat de 2,76 millions de dollars avec l’United States Central Command (CENTCOM), un commandement américain chargé de gérer les opérations militaires au Moyen-Orient et dans la corne de l’Afrique. Le système mis au point par Ntrepid permet à un militaire américain de contrôler jusqu’à 10 identités distinctes.

Le but d’un tel système est de permettre aux États-Unis de mener des opérations d’information, visiblement à destination des populations couvertes par les attributions du CENTCOM. En d’autres termes, l’armée américaine veut mener une guerre psychologique en répondant à des messages Facebook, des billets de blog, des interventions sur Twitter ou des discussions sur les messageries instantanées.

Le système serait encore en cours d’élaboration, précise le Guardian, mais impossible de savoir s’il fonctionne déjà partiellement. Les faux profils sont conçus de façon à être crédibles : ils ont une histoire, un passé et sont dotés de détails précis pour faciliter leur intégration au sein du réseau social. L’ensemble étant culturellement et géographiquement cohérent avec la zone d’opération.

Selon le porte-parole du CENTCOM, Bill Speaks, aucune intervention n’est prévue en langue anglaise car il serait illicite de s’adresser au public anglophone, notamment américain, avec une telle technologie. En revanche, l’armée américaine communiquera en direction des locuteurs du Moyen-Orient : arabe, persan, ourdou et pachto. Rien n’indique s’il s’agit-là de toutes les langues gérées par le système ou s’il en existe d’autres (chinois ? Russe ?).

L’armée américaine a donc décidé de s’appuyer sur les réseaux sociaux “pour contrer la violence extrémiste et la propagande ennemie hors des États-Unis“, en particulier au Moyen-Orient. À défaut de remporter les coeurs et les esprits sur le terrain, elle cherche à agir sur l’opinion publique pour limiter l’influence de groupes hostiles aux Américains et retourner la situation à son avantage.

La perspective américaine au Moyen-Orient est sombre. L’administration Obama est engagée dans deux opérations militaires d’envergure (Afghanistan et Irak), fait face à le menace iranienne et doit gérer l’allié pakistanais. La stratégie de contre-insurrection menée par le général Petraeus en Irak semble avoir fait des émules, puisqu’elle se déplace dans la sphère numérique.

L’information du Guardian rappelle, dans une autre mesure, le système Hérisson de l’armée française. Acronyme de “Habile Extraction du Renseignement d’Intérêt Stratégique à partir de Sources Ouvertes Numérisées”, l’outil vise à surveiller, référencer et analyser dans une vaste base de données toutes les communications et les contenus véhiculés par tous les médias, notamment Internet.

 

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
16 mars 2011

Censure liées aux rejets radioactifs

Société 2.0 -

Les rejets radioactifs de la centrale nucléaire de Fukushima sont une très grande source d’inquiétude chez les internautes chinois. Devant l’augmentation des requêtes et la diffusion de rumeurs parfois grotesques, plusieurs services ont censuré des requêtes liées à ces évènements. Cette censure s’inscrit cependant dans une logique plus large qui veut maintenir le calme à tout prix sur le web comme dans la société.

 

Rien ne doit troubler la quiétude du web chinois. Tandis que le Japon traverse la plus grave crise de son histoire depuis 1945, la Chine a commencé à censurer certaines requêtes. Des mesures de filtrage ont été décidées sur plusieurs services afin d’empêcher les internautes d’évoquer les évènements dramatiques qui secouent le Japon, en particulier ceux liés à la centrale nucléaire de Fukushima.

La requête “fuite nucléaire” est ainsi censurée sur la principale plate-forme chinoise de microblogging, rapporte l’AFP. En guise de résultat, les internautes sont informés que “selon les lois en vigueur, le résultat de la recherche ne peut pas être communiqué“. Mardi, le service Sina a été contraint de publier un “avis de réfutation des rumeurs” pour limiter la propagation de discours alarmistes.

Les rejets radioactifs étant invisibles, incolores et inodores, ils sont inévitablement la source de nombreuses craintes depuis les rejets de pression décidées par les autorités japonaises et l’opérateur Tepco. Les multiples explosions qui se sont déroulées dans près des réacteurs depuis ce week-end aggravent naturellement l’anxiété des Japonais eux-mêmes, mais aussi des nations avoisinantes.

La Chine censure régulièrement des mots-clés pouvant troubler d’une façon ou d’une autre sa société. Lors des manifestations en Égypte et en Tunisie de janvier et février, des filtres spécifiques ont tenu à l’écart de nombreux Chinois de l’actualité. L’an dernier, les autorités chinoises avaient procédé au blocage de Wikileaks, craignant que certains câbles diplomatiques ne se révèlent gênants pour le pouvoir central.

 

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
15 mars 2011

Sacré Jean-Louis !

Société 2.0 -

Le sénateur UMP Jean-Louis Masson demande au ministère de l’intérieur quoi faire contre un “usage abusif du nom d’une commune par un profil pirate sur Internet”.

 

Le sénateur Jean-Louis Masson (UMP) n’est pas le plus grand fan d’Internet, mais mieux vaut le prendre avec le sourire. Parce qu’un concurrent politique local aurait selon lui utilisé un blog pour le dénigrer sans se démasquer, Jean-Louis Masson avait demandé l’interdiction de l’anonymat sur les blogs, ce qui a heureusement été rejeté par le gouvernement. Le mois dernier, le sénateur de la Moselle avait proposé d’interdire la commercialisation des fichiers d’adresse e-mails sans le consentement des internautes, officiellement pour protéger leur vie privée, mais officieusement pour éviter que ses adversaires politiques achètent des listings pour contacter les électeurs lors des prochaines échéances.

Ce mois-ci, Jean-Louis Masson revient à la charge avec une question écrite au gouvernement dont rien que l’intitulé officiel fait rire : “Usage abusif du nom d’une commune par un profil pirate sur Internet“.

La contenu de la très courte question n’est pas plus clair. ”M. Jean Louis Masson demande à M. le ministre de l’intérieur, de l’outre-mer, des collectivités territoriales et de l’immigration de lui préciser quels sont les moyens dont dispose une commune pour empêcher l’usage abusif de son nom par un profil pirate sur Internet“. Mais qu’est-ce qu’un profil pirate ? Qu’est-ce qu’un usage abusif ?

Sans doute encore une fois est-ce un problème de politique locale qui a incité Jean-Louis Masson à soulever ce problème dont lui seul doit comprendre les termes. Peut-être le nom de la ville de Metz dont il est conseiller municipal est-il utilisé par un internaute anonyme qu’il aimerait démasquer ou réduire au silence.

 

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
15 mars 2011

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11 mars 2011

Journée mondiale contre la cyber-censure le 12 mars !

Société 2.0 -

Reporters Sans Frontières organise demain une journée mondiale contre la cyber-censure. À cette occasion, l’ONG présentera sa liste annuelle des pays ennemis d’Internet et remettra le prix du Net-Citoyen a une personnalité ou une organisation qui se bat pour la liberté de communication sur le réseau des réseaux.

 

Coïncidence du calendrier, Reporters Sans Frontières va organiser ce samedi une journée mondiale contre la cyber-censure sur Internet, quelques heures après la validation par le Conseil constitutionnel du filtrage des sites web sans contrôle du juge judiciaire. Organisée depuis 2008, cette journée “est destinée à mobiliser chacun d’entre nous en soutien à un seul Internet, libre et accessible à tous“.

Sur la page consacrée à cet évènement, l’ONG spécialisée dans la défense de la liberté de la presse annonce qu’elle publiera demain la liste mise à jour des pays ennemis d’Internet. À l’heure actuelle, douze pays sont répertoriés sur la liste maintenue par RSF. Il s’agit de l’Arabie saoudite, de la Birmanie, de la Chine, de la Corée du Nord, de Cuba, de l’Égypte, de l’Iran, de l’Ouzbékistan, de la Syrie, de la Tunisie, du Turkménistan et du Vietnam.

En créant de nouveaux espaces d’échanges d’idées, le net est un vecteur de libertés. Dans les pays où les médias traditionnels sont sous la coupe du pouvoir, les seules informations indépendantes se retrouvent sur Internet, qui est devenu un forum de discussion, un refuge pour ceux qui souhaitent s’exprimer librement” explique Reporters Sans Frontières.

Cependant, de plus en plus de gouvernements l’ont compris et réagissent en tentant de contrôler la Toile. En 2010, une soixantaine de pays ont été touchés par une forme de censure du Net, qu’elle consiste en des arrestations ou harcèlements de net-citoyens, de la surveillance des internautes, des blocages de sites, ou de l’adoption de lois liberticides” ajoute l’organisation.

Reporters Sans Frontières remettra par la même occasion le prix du Net-Citoyen, une récompense destinée aux journalistes professionnels, aux blogueurs ou aux internautes qui ont oeuvré pour la promotion de la liberté de circulation de l’information sur Internet. L’an dernier, le prix avait été remis aux cyber-féministes iraniennes du site We Change.

Cette année, les nominés sont Nawaat (un blog collectif tunisien), Ali Abdulemam (un blogueur de Bahrein), Prachatai (un site d’information thaïlandais), Tan Zuoren (un blogueur chinois), Pham Minh Hoang (un blogueur franco-vietnamien) et Charter97 (un site d’information biélorusse).

 

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
7 mars 2011

Bercy piraté !

High-Tech -

Selon Paris-Match, Bercy aurait été victime d’une attaque informatique sans précédent en France, qui a permis aux hackers de mettre la main sur des documents liés à l’organisation du G20 qui est placé cette année sous la présidence française.

 

Mise à jour : selon Libération qui cite une “source très haut placée au ministère de l’intérieur”, l’Elysée et le Quai d’Orsay seraient également victimes de l’attaque “réalisée (avec) un ciblage parfait de tous les fonctionnaires préparant le G8-G20“. Des instances européennes auraient également été visées. Le Nouvel Obs précise de son côté que l’attaque aurait été réalisée via un fichier PDF malveillant exploitant une faille non encore prise en compte par les logiciels de sécurisation.

Article publié à 9h50 – L’opération aura duré plus de trois mois. Selon Paris-Match qui révèle l’affaire, 150 ordinateurs du ministère de l’Economie auraient été infiltrés entre le mois de décembre et ce week-end, sans que l’origine de l’attaque soit encore déterminée. La piste chinoise est, comme toujours dans ces cas là, avancée. Mais la plainte contre X déposée auprès du Parquet de Paris et surtout l’enquête de la Direction Centrale des Renseignements Intérieurs (DCRI) permettra peut-être d’en savoir plus à l’avenir.

Le magazine rapporte que la Direction du Trésor des services de Bercy serait la principale cible d’une attaque qui aurait visé essentiellement “des documents liés à la présidence française du G20 et aux affaires économiques internationales“. Troublant, sachant qu’une attaque du même genre contre le Canada, qui venait d’achever la présidence du G20, avait eu lieu au mois de janvier. La méthode est banale, avec l’envoi à un agent de Bercy d’un e-mail contenant une pièce jointe vérolée, qui a permis au hacker de prendre le contrôle de l’ordinateur à distance grâce au Cheval de Troie exécuté en silence. Le ver aurait alors progressivement infesté d’autres ordinateurs du service, à partir desquels les hackers ont pu extraire les documents qu’ils souhaitaient.

Depuis deux mois, entre 20 et 30 personnes de l’ANSSI travaillent jour et nuit sur cette affaire. Les hackers ont essayé d’attaquer d’autres ministères. Il y a peut-être des choses que nous n’avons pas vues, mais, à ma connaissance, seul Bercy a été touché“, explique à Paris Match le directeur général de l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI), chargée de la sécurité des systèmes informatiques de l’Etat. Ce week-end, 12 000 postes de travail ont vu leur sécurité renforcée.

Hasard ou coïncidence, l’ANSSI a vu ses compétences renforcées par un décret du 11 février 2011. Il confie à l’Agence le soin de décider des “mesures que l’Etat met en œuvre pour répondre aux crises affectant ou menaçant la sécurité des systèmes d’information des autorités publiques et des opérateurs d’importance vitale“.

 

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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