Archive pour septembre, 2010

30 septembre 2010

Espionné par une webcam à son insu, il se suicide !

Un étudiant homosexuel s’est suicidé après avoir été filmé à son insu.

“mon colocataire m’a demandé la chambre jusqu’à minuit. J’ai allumé la webcam et suis allé chez Molly. C’est là que je l’ai vu en train de peloter un autre mec. Yay.”

Tyler Clementi, un jeune étudiant américain de 18 ans, violoniste, s’est suicidé le 22 septembre à la suite d’une vidéo prise à son insu par son colocataire via une webcam.

Après avoir vu la scène, son colocataire, Dharun Ravi, 18 ans, et Molly Wei, 18 ans, décide de commenter l’histoire sur Twitter et de partager la scène via iChat.

iChat est un logiciel propriétaire de messagerie instantanée pour Mac OS X, édité par Apple. Il utilise le protocole AIM et permet de communiquer avec les utilisateurs d’AOL Instant Messenger et d’ICQ. Il est également compatible avec le protocole ouvert Jabber.

3 jours après, Tyler Clementi laisse un  message sur sa page Facebook :

« je vais sauter du pont gw, désolé ».

Peu après, le jeune homme saute du pont George Washington.

Une page Facebook lui est dédié à cette adresse: In Honor of Tyler Clementi

S’ils sont reconnus coupables, Dharun Ravi et Molly Wei risquent 5 ans de prison pour violation de vie privée.

30 septembre 2010

StuxNet: Un virus qui veut prendre contrôle de la planète ?

Le ver StuxNet a été codé de manière à attaquer les systèmes SCADA (Supervisory Control and Data Acquisition/télésurveillance et acquisition de données/fait par la société Siemens).

Pour comprendre, SCADA est un système de télégestion à grande échelle permettant de traiter en live un grand nombre de télémesure et de contrôler à distance des installations techniques. C’est une technologie industrielle dans le domaine de l’instrumentation.

La bestiole s’attaque au système d’exploitation Windows à l’aide de quatre failles, y compris la vulnérabilité CPLINK et la vulnérabilité exploitée par le ver Conficker.

Une fois que la bestiole est dans le système, il utilise les mots de passe par défaut pour faire des requêtes au système SCADA, puis, il prend le contrôle à distance de différents types d’équipements pour les détruire physiquement.

Le ver StuxNet a été signalé pour la première fois par la société de sécurité VirusBlokAda en juin dernier.

Des antécédents ont été retracés jusqu’en juin de l’année dernière.

Après avoir attaqué des industries allemandes, la bestiole en question s’est attaqué à des industries basées en (*)Iran, au Pakistan, en Inde, et en Indonésie.

Plus dramatique, le ver serait capable de prendre le contrôle des systèmes gouvernementaux et équipements nucléaires.

Selon plusieurs sources, le ver aurait infecté plus de 6 millions de PC en chine, dont les entreprises et infrastructures du pays.

Un véritable fléau dont les spécialistes n’arrivent pas à enrayer du fait que le ver change de version régulièrement.

Si seulement il pouvait attaquer Hadopi ! (un peu d’humour que diable :D)

(*) L’Iran a toujours nié l’attaque du ver StuxNet

30 septembre 2010

Google offre à nouveau 18.000$ à Freenet

High-Tech -

Après un premier financement l’an dernier, Google a versé à nouveau 18 000 dollars au projet Freenet, un réseau peer-to-peer anonyme. Cette somme servira à finaliser la prochaine version majeure du client P2P, attendue pour la fin de l’année.

C’est un financement bienvenu. Alors que la version 0.8 de Freenet se fait attendre, Google continue d’apporter son soutien actif au développement du client P2P. En effet, le géant de Mountain View a versé 18 000 dollars au projet vendredi dernier, dans le cadre de son programme de soutien à l’open source. D’après les responsables de Freenet, ce don va servir à finaliser la nouvelle version de l’application.

Sur le site officiel, il est expliqué que la prochaine mise à jour majeure de Freenet “sera lancée plus tard dans l’année, et intégrera des améliorations de performance supplémentaires, une utilisation plus conviviale et des améliorations dans le domaine de la sécurité“. En plus des performances du réseau, Freenet 0.8 doit apporter un système de communication chiffré (Freetalk).

Celui-ci proposera d’ailleurs un système de notation des utilisateurs, afin de discerner les membres ayant une bonne réputation sur Freenet des individus uniquement là pour diffuser des contenus publicitaires non sollicités ou cherchant à nuire à la stabilité du réseau ou à la sécurité de ses membres.

Ce n’est pas la première fois que Google participe financièrement au développement de Freenet. L’an dernier, le projet avait reçu un premier versement de 18 000 dollars lorsque la version 0.7.5 était en cours de développement. Cet argent était d’ailleurs apparu comme une véritable bouffée d’oxygène pour Freenet, qui a connu quelques déboires financiers.

Comme nous l’expliquions alors, le réseau Freenet “transforme” chaque utilisateur en un nœud (un node) du réseau. En clair, chaque participant met à disposition une petite partie de son disque dur à disposition du réseau, sans pour autant connaître la nature des contenus fragmentés y transitant. En effet, les flux sont chiffrés, les contenus dupliqués sur différents nœuds et distribués par une méthode empêchant de savoir qui télécharge quoi ou qui partage quoi.

En 2008, Ian Clarke avait estimé qu’un tel réseau pourrait donner du fil à retordre à l’action de la Hadopi. Interrogé par l’un de nos membres, Kraftonz, il avait expliqué que “Freenet sans aucun doute pourrait rendre cette loi difficile à appliquer, voire impossible à faire respecter“. Et de préciser dans la foulée que “notre objectif n’est pas de faciliter la violation des droits d’auteur“. “C’est juste un effet secondaire inévitable“.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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30 septembre 2010

Désactivez totalement la Géolocalisation sur Facebook !

Depuis ce matin, Facebook a mis en place, pour la France, un système de géolocalisation.

SCTeam souhaite mettre en garde les internautes utilisateurs de Facebook soucieux de leurs vie privée concernant cette fonction.

Pour une fois, Facebook n’a pas activé ce service par défaut.

Cela veut dire que si vous ne vous signalez pas à tel ou tel endroit, aucune personne ne pourra le faire pour vous, ce qui est déjà une bonne chose.

Par mesure de précaution, un petit tour s’impose quand même dans vos paramètres de confidentialités :

De cette manière, vous êtes pénard, car le lieu ne peut être diffusé à vos amis, même avec une erreur de manipulation de votre part.

29 septembre 2010

Sony veut la tête des Jailbreakers !

Jeux Vidéo -

Après avoir ciblé les revendeurs du PS Jailbreak, un utilitaire visant à contourner les protections de la PS3, Sony a étendu sa plainte aux projets alternatifs comme PSGroove ou PSFreedom. Par ailleurs, la firme japonaise a également en ligne de mire certaines personnes impliquées dans l’existence du PS Jailbreak.

Les jours du PS Jailbreak sont-ils comptés ? Jusqu’à présent, Sony avait fait preuve d’une certaine mesure en concentrant principalement sa riposte judiciaire sur les revendeurs de ce petit utilitaire, en particulier aux États-Unis et en Australie. Mais selon une information de PSX-Scene, relayée par Slashdot, l’entreprise japonaise a visiblement décidé de muscler son jeu et de s’attaquer à de nouvelles cibles.

En effet, les documents juridiques récupérés et mis en ligne par l’un des membres de PSX-Scene révèlent que la plainte de Sony est désormais étendue aux solutions dérivées du PS Jailbreak. Cela concerne notamment la version open source de l’utilitaire, PSGroove, ou encore PSFreedom et OpenPSJailbreak. Et l’action de Sony ne s’arrête pas là.

Ils ont imprimé des documents de plusieurs blogs, forums et de sites comme PS3 News avec les commentaires et les guides écrits par des personnes pour expliquer comment utiliser ces différents programmes. Ils ont également mentionné les téléphones mobiles et les hacks pour les calculettes TI-84” a expliqué le membre garyopa sur le forum PSX-Scene.

Bien décidée à en finir, la firme japonaise souhaite que le juge l’autorise à réclamer auprès des fournisseurs d’accès à Internet et des bureaux d’enregistrement un certain nombre d’informations personnelles sur les internautes dans son collimateur. Cela concerne notamment une personne ayant accès à une adresse mail Yahoo bien précise.

Sony aimerait avoir obtenir certaines données, et a réclamé en conséquence à Yahoo la liste des adresses IP utilisées pour se connecter à la boîte e-mail, les informations du compte et l’historique de son activité. Reste à savoir quelles suites donnera le juge à ses nombreuses requêtes.

Apparu le 19 août dernier, le PS Jailbreak avait fait sensation chez la communauté des joueurs de la PlayStation 3. En effet, ce petit utilitaire se proposait de déplomber la console de Sony pour lui permettre de lancer des jeux piratés ou des homebrews. Concrètement, il s’agissait d’une clé USB qui produisait les mêmes effets qu’une puce dédiée au contournement des DRM installés par Sony pour sécuriser sa console.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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29 septembre 2010

Les lois anti-piratage critiquées par l’inventeur du web !

Société 2.0 -

La multiplication des législations anti-piratage, notamment en Europe et aux USA, ne ravit pas l’inventeur du web, Tim Berners-Lee. Lors d’une conférence, il a estimé que des lois comme Hadopi ou DeBill (au Royaume-Uni) constituaient une réponse inopportune du législateur au problème du droit d’auteur sur Internet.

Vingt ans après l’émergence du World Wide Web dans les locaux du CERN, les menaces sur le web semblent ne jamais avoir été aussi grandes. Tel est le message qu’a voulu faire passer son inventeur, Tim Berners-Lee, lors d’une conférence organisée à la Royal Society (l’Académie des sciences britannique, ndlr), à Londres. Désormais en charge du W3C, il a affirmé que les législations anti-piratage étaient “un fléau“.

Qu’on puisse suspendre l’accès à l’internet à une famille française parce que l’un des enfants a téléchargé illégalement un contenu, sans jugement, je crois que c’est une punition inopportunea-t-il déploré, avant de dénoncer “la vague de législations qui entendent donner aux gouvernements et aux fournisseurs d’accès le droit et le devoir de déconnecter les gens“.

Je veux pouvoir continuer à utiliser l’Internet. Si l’accès m’est coupé, pour une raison ou une autre, en ce qui me concerne ma vie sociale serait totalement dégradée. Pour certains, c’est un accès à l’information médicale” a-t-il argumenté, estimant que le web était devenu un élément conséquent dans notre vie quotidienne et dans notre rapport à autrui.

Si Tim Berners-Lee a cité l’exemple de la famille menacée d’une déconnexion parce qu’un utilisateur veut accéder à un fichier protégé par le droit d’auteur, le professeur au Massachusetts Institute of Technology (MIT) a également regretté des dispositions similaires dans son pays, le Royaume-Uni.

Par ailleurs, il a évoqué la situation aux Etats-Unis, où le Sénat “examinait cette semaine une proposition de loi qui autoriserait le gouvernemnt à créer une “liste noire” de sites internet qui pourraient être bloqués par les fournisseurs d’accès“, rapporte l’AFP. Ce texte, The Combating Online Infringement and Counterfeits Act (COICA), vise à mettre en place un filtrage à l’échelle nationale pour bannir les sites illicites.

Sur Twitter, Tim Berners-Lee a diffusé un lien appelant les internautes à se mobiliser contre la proposition de loi COICA, en signant la pétition “Stop the Internet Blacklist”. Pour l’heure, plus de 50 000 signatures ont été recueillies.

Auparavant, le patron du W3C avait réaffirmé son attachement au principe de la présomption d’innocence, qui veut qu’aucune personne ou aucune organisation ne puisse être privée de sa capacité à communiquer avec d’autres personnes ou d’autres organisations sans le respect du processus de la loi.

L’an dernier, Tim Berners-Lee avait déjà lancé un appel pour encourager l’émergence d’un web sans censure. À l’occasion des vingt ans du web, il avait mis en garde les pouvoirs publics contre la tentation très forte de vouloir mettre sous tutelle le web.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
29 septembre 2010

Contrôler l’activité de l’Hadopi avec Hadopi-Data.fr

Numerama -

L’Hadopi doit envoyer ses premiers e-mails dans les 48 heures qui viennent. Pour les accueillir comme il se doit, Numerama lance Hadopi-Data.fr, un outil collaboratif qui permettra de contrôler ensemble l’activité de la Haute autorité. Si la transparence ne se fait pas d’en haut, elle s’imposera par le bas.

En principe, les premiers e-mails de la Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet (Hadopi) doivent partir dans les prochaines heures. Ce mercredi, ou demain jeudi. Tout est prêt. Les adresses IP ont commencé à être collectées depuis la mi-août, les premières saisines ont été reçues par l’Hadopi, qui s’est fait transmettre par les FAI les noms et adresses des premiers abonnés à avertir. Le modèle de recommandation envoyé par e-mail a été publié hier par l’Hadopi. Seul manque à l’appel l’ouverture retardée du site Hadopi.fr, mais il pourrait n’être lancé qu’après l’envoi des premières recommandations.

Mais l’activité de l’Hadopi reste une boîte noire. La Haute Autorité ne souhaite pas communiquer sur le nombre de courriels qu’elle envoie, sur les ayants droit les plus demandeurs, ou sur les FAI visés. Or il y a notamment un doute sur l’équité entre abonnés, face au débat sur la prise en charge des coûts. L’Hadopi va-t-elle viser prioritairement les opérateurs les moins exigeants sur le remboursement des frais ?

Pour tenter d’apporter des réponses, Numerama lance aujourd’hui Hadopi-Data.fr. Les abonnés à Internet qui ont reçu une recommandation peuvent venir y déposer leur témoignage, bien sûr anonyme. Ils y indiquent la date à laquelle ils ont reçu la recommandation, la date de l’infraction présumée, le type d’oeuvres qui auraient été piratées, et leur code postal. Cette dernière information est recueillie pour vérifier une vieille crainte laissée par le cahier des charges de l’Hadopi, sur la possibilité d’un ciblage géographique.

Evidemment, toutes les données sont libres. Nous proposons à ceux qui y trouvent intérêt de télécharger toute la base de données au format XML, pour présenter les données comme ils le souhaitent et réaliser des croisements statistiques. De notre côté, nous avons prévu d’établir des graphiques sur les FAI dont les abonnés reçoivent le plus d’avertissements, sur les catégories d’oeuvres les plus génératrices de recommandations, et sur l’activité de l’Hadopi à travers le temps.

Pour que les données soient le plus précises possibles, il faut qu’elles soient nombreuses. Nous sollicitons donc votre aide pour le faire connaître auprès d’un maximum d’internautes.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
28 septembre 2010

Le directeur général de la SACD épinglé !

Société 2.0 -

Vouloir une législation renforcée contre le piratage exige d’être irréprochable en matière de propriété intellectuelle. Le site Owni révèle néanmoins que les défenseurs du droit d’auteur sont loin d’être infaillibles dans ce domaine. Le directeur général de la SACD a ainsi été épinglé pour ne pas avoir crédité la moindre photo affichée sur son blog.

Voilà qui semble fort contradictoire. La semaine dernière, le directeur général de la Société des Auteurs et Compositeurs Dramatiques (SACD), se félicitait de l’adoption du rapport Gallo au Parlement européen, par 328 voix contre 245. Rédigé par Marielle Gallo, ce document vise à renforcer les droits de propriété intellectuelle dans l’espace européen, en invitant notamment la Commission à adopter des positions plus strictes à l’égard du partage de fichiers.

Le vote de ce rapport est une cuisante défaite pour les adversaires de la création qui avaient choisi de faire de ce  texte modéré et équilibré un test de leur capacité de nuire en développant une argumentation excessive” écrivait-il à cette occasion, estimant que le rapport Gallo est un rappel des “principes traditionnels de protection de la propriété intellectuelle“.

Or, les plus fervents partisans d’une législation durcie contre le téléchargement illicite sont parfois les premiers à se retrouver en infraction. C’est ce qu’a mis en lumière le site d’Owni aujourd’hui. Les nombreuses photographies affichées sur le blog de Pascal Rogard ne comportent manifestement aucun crédit particulier. Il s’avère pourtant que ces clichés ont bien un propriétaire, qu’il s’agisse d’un photographe ou d’une agence de presse.

Interrogé par Astrid Girardeau, le professeur de droit à l’EDHEC Business School Cédric Manara explique que le problème se limite pas à créditer les photographes. Il est également question de l’utilisation “des photos originales sans droit de reproduction sur le serveur, droit de représentation sur le site, et droit moral (qui inclut la citation du nom de l’auteur)“.

Toujours selon le professeur, la question de la responsabilité n’est pas tranchée. “Qui est en infraction : le directeur général personnellement ou la SACD ? Les mentions légales accessibles depuis l’adresse rogard.blog.sacd.fr sont défaillantes, ce qui est passible de “sanctions pénales”. Dans la mesure où le blog est rattaché au site SACD.fr, on pourrait aller se demander si ce n’est pas cette société de gestion des droits d’auteur qui en est l’éditeur et à ce titre viole les droits d’auteur … alors que sa mission est de les défendre“.

Cette entorse n’est pas sans rappeler l’erreur commise par le ministère de la culture la semaine dernière. Le site de la Tribune de l’Art avait épinglé les services de Frédéric Mitterrand après avoir constaté qu’une photographie avait été reprise sans autorisation et sans l’ajout des crédits. Une gaffe malheureuse pour un ministère qui a porté à bout de bras le projet de loi Hadopi.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
28 septembre 2010

Hadopi: L’e-mail d’avertissement !

Voilà l’e-mail que les internautes flashés par la machine Hadopi recevront :

Le courrier est très minimaliste, autant sur l’offre légale que sur la sécurité.

Beaucoup d’internautes n’ont aucune connaissance en matière de sécurité informatique, et nous ne voyons pas ce que peut apporter un FAI pour sécuriser les connexions, surtout quand on sait que la clé de sécurité WiFi peut être cassé en à peine 20 minutes, et ce, avec de très faible connaissance.

Sur l’offre légale, l’avertissement ne désigne pas les noms de ces fameuses offres légales, et si l’on va dans leur sens, nous sommes obligé de passer par une offre légale, encore faut-il comprendre ce que cela veux dire pour un internaute non avertis.

Bref, Hadopi est une machine bien huilé qui redirige les internautes sur de la consommation obligatoire.

Les licences libres sont pas fait pour les chiens !

28 septembre 2010

Le procès de The Pirate Bay !

Peer-to-Peer -

C’est ce mardi qu’ouvre en Suède le procès en appel des quatre accusés de The Pirate Bay, poursuivis par des studios de cinéma et des maisons de disques. Mais contrairement au procès de première instance, l’appel n’est accompagné d’aucune action médiatique et semble abordé avec le plus grand sérieux.

L’an dernier, le procès en première instance des trois administrateurs de The Pirate Bay et de leur investisseur présumé avait été l’occasion d’une grande mise en scène. Rebaptisé “Spectrial” (contraction de “spectacular trial”, un procès spectaculaire), l’audience avait donné lieu y compris sur Numerama à des compte-rendus quotidiens, détaillés, qui relayaient presque chacune des moqueries lancées par les défendeurs à l’égard de leurs adversaires. Des bénévoles avaient assisté à tout le procès et traduisaient en direct les débats sur Twitter avec le hashtag #spectrial.

Par une communication sans cesse joyeuse et originale, les accusés avaient désacralisé leur procès et créé une atmosphère festive à l’extérieur des prétoires, où l’on pouvait voir des pirates défiler autour d’un bus redécoré pour l’occasion. Les nouvelles sans cesse meilleures les unes que les autres ne pouvaient qu’y contribuer, comme lorsque certaines charges ont été abandonnées. Les arguments juridiques avancés paraissaient être tous en faveur de The Pirate Bay. On se souvient aussi avec tendresse de ce 26 février 2010, le jour où une centaine d’internautes ont chacun décidé d’envoyer des fleurs à la femme d’un témoin secoué par l’accusation. L’espoir et l’optimisme étaient encore dans le camp de The Pirate Bay.

Mais depuis un an et l’annonce de la condamnation des accusés à un an d’emprisonnement et 3 millions d’euros de dommages et intérêts, l’ambiance a bien changé. Le fantasque Peter Sunde n’est plus le porte-parole de The Pirate Bay, l’organisation Piratbyrån qui avait relayé le procès et ses à-côtés a été dissoute, et aucune communication n’a accompagné l’ouverture ce mardi du procès en appel. Les médias ont déserté, tous comme les électeurs du Parti Pirate. C’est dans l’indifférence générale que la Cour d’appel de Stockholm débute aujourd’hui l’examen du procès, qui ne devrait rien avoir cette fois-ci de spectaculaire.

Comme l’indique TorrentFreak, “la plupart des audiences seront basées sur les enregistrements des débats de l’an dernier“. La Cour d’appel aurait même refusé que les défendeurs s’expriment. “On m’a interdit de parler bien que je l’ai demandé. C’est assez fou et incompréhensible“, se plaint Peter Sunde.

Mais qui sait, peut-être au fond est-ce le visage inversé du procès de l’an dernier. Spectaculaire en 2009, le procès avait abouti à une lourde condamnation. Silencieux en 2010, l’appel aboutira peut-être à leur relaxe.

(illustration : CC Billy_R)

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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28 septembre 2010

TechCrunch bientôt dans les mains d’AOL ?

L’un des blogs les plus prestigieux de la Silicon Valley, TechCrunch, est très convoité par différent groupe dont AOL.

AOL a déjà fait l’acquisition de Engadjet en 2005, un concurrent de TechCrunch qui a été créé la même année.

En juin 2009, AOL avait fait aussi l’acquisition de 2 entreprises locales de médias en ligne, Patch Media Corp et Going Inc pour la “modique” somme de 10.000.000$ chacune.

En Janvier dernier, AOL a acquis la société en ligne StudioNow-vidéo pour environ 37.000.000$.

AOL avait déjà tenté le rachat de TechCrunch il y a quelque année, mais sans succès.

Tim Armstrong, PDG d’AOL, a déclaré la semaine dernière lors d’une conférence que la société veut cibler les “Tech-Influenceurs” comme TechCrunch.

Celui-ci devrait d’ailleurs pointer le bout de son nez à la conférence Disrupt organisée par TechCrunch en ce moment même.

Tim Armstron annoncera peut-être le rachat de TechCrunch lors de cette conférence.

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27 septembre 2010

UMP is watching you !

Société 2.0 -

Une proposition de loi signée notamment par Christian Vanneste (UMP) prévoit d’imposer aux communes l’obligation d’installer des caméras de vidéosurveillance dès qu’elles dépassent 3500 habitants. Sinon, elles devront payer des amendes.

Au début de l’année, nous avions vu comment un amendement à la loi Loppsi proposé par Brice Hortefeux visait à imposer aux communes l’installation de solutions de vidéosurveillance. Il donnait aux préfets le pouvoir de faire réaliser des études de sécurité sur les besoins en matière de “vidéoprotection”, et de faire installer de force les caméras lorsque ces études concluaient qu’elles étaient nécessaires. Devant l’hostilité parlementaire, l’amendement avait été retiré par le gouvernement.

Pour mieux sauter ? Une proposition de loi déposée discrètement le 16 septembre remet le couvert, de manière encore plus directe. Elle est signée des députés UMP Christian Vanneste, Olivier Dassault, Jean-Marc Mesne, Bruno Sandras et André Wojciechowski. Le texte dit en son article 3 que les communes de plus de 3500 habitants sont “dans l’obligation d’installer des systèmes de vidéoprotection“, sous peine de payer une amende dont le montant sera “fonction de leur taille et du taux de délinquance sur leur territoire“.

Les maires seraient par ailleurs tenus de fournir aux préfets un inventaire annuel des caméras installées. Pour aider les communes, l’Etat pourrait mettre la main au portefeuilles. Mais l’article 2 du projet de loi conditionne ses aides “à la mise en place au sein des communes d’une politique de travaux d’intérêt général” à l’égard des délinquants.

Enfin, l’article 6 donne aux départements et régions le pouvoir de se substituer aux maires les plus récalcitrants.

Pour justifier leur proposition, les députés se fondent sur un rapport de de 2009 de l’inspection générale de l’administration qui concluait que “l’impact le plus significatif (de la vidéosurveillance) concerne les agressions contre les personnes, pour lesquelles la progression a été mieux contenue dans les villes équipées de vidéoprotection“. Mais le rapport avait été très fortement critiqué, tant dans sa méthode que dans ses conclusions.

À l’évidence, ce type de rapport laisse de marbre certaines municipalités qui, brandissant l’épouvantail « sécuritaire », sont réfractaires aux caméras“, écrivent les députés UMP. Dans un amalgame pour le moins curieux, ils jugent “cocasse d’entendre certains élus qui ont mis en place l’obligation d’un minimum de 20 % de logements sociaux dans les communes de plus de 3 500 habitants, et celle de réaliser des aires d’accueil pour les gens du voyage dans les communes de plus de 5 000, se révolter à l’idée que l’on puisse imposer aux communes de participer à l’effort de lutte contre l’insécurité“.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
27 septembre 2010

iPod Touch 4G… cracké

La Dev Team, blog.iphone-dev.org, vient de mettre au point une nouvelle version de “Pwnage Tool”, un outil pour jailbreaké l’iPod Touch 4G.

L’outil en question n’est pas encore disponible, mais cela ne serait tardé.

En attendant, voici la vidéo publiée sur Youtube par la Dev Team :

27 septembre 2010

Le site hadopi.fr bloqué par Web of Trust !

Il fallait si attendre.

Le site hadopi.fr est jugé de mauvaise réputation par WOT.

C’est quoi WOT ?

WOT (Web of Trust) est une extension qui permet de naviguer sur Internet en toute sécurité.

Un symbole  sous forme d’un cercle coloré s’affiche et varie selon les risques, afin d’en informer les utilisateurs.

Grâce aux internautes, les sites sont jugés fiables, peu fiables, pas fiables ou dangereux.

Par exemple, lors d’une recherche sur Google, les symboles apparaissent sur la page, sur chaque lien.

Si un site est jugé dangereux, un pop-up apparaît avant d’accéder au site. Vous avez néanmoins la possibilité d’y entrer malgré l’avertissement.

De ce fait, le site hadopi.fr est en parti “bloqué” (sauf si on ignore l’alerte) par les utilisateurs.

Un coup de maître, puisque ce sont aux utilisateurs eux-mêmes d’évaluer les sites internet, et cela, en toute légalité.

Pas de bol les guignols !

27 septembre 2010

10 ans de prison pour “vole” de plus de 10 millions de minutes de communication VoIP

Télécoms -

A chaque génération ses formes d’escroqueries. Un homme a été condamné à 10 ans d’emprisonnement pour avoir revendu à des entreprises des minutes de communication VoIP qu’il “volait” aux sociétés de télécommunication.

On ne plaisante pas avec l’industrie de la téléphonie. Un tribunal du New Jersey a condamné vendredi un Vénézuélien à 10 ans de prison ferme, parce qu’il avait “volé” et revendu plus de 10 millions de minutes de communication. Il devra aussi rembourser plus d’un million de dollars, et sera renvoyé au Vénézuela une fois sa peine exécutée.

Selon PC World, l’escroc de 27 ans Edwin Pena s’était assuré les services d’un hacker des environs de Washington pour utiliser à leurs dépends les serveurs d’une quinzaine d’entreprises de télécommunications, dont Net2Phone, NovaTel et Go2Tel. Grâce à des attaques en force brute, le hackeur trouvait les codes d’accès qui permettent aux revendeurs de communications VoIP de s’authentifier sur les réseaux.

En 2005, pendant 4 mois, il aurait ainsi tenté plus de 6 millions de combinaisons sur le réseau de AT&T, qui a aidé les enquêteurs. Pena se servait ensuite des préfixes trouvés pour revendre à ses clients des minutes de communication soldées, reroutées via les serveurs des entreprises hackées.

Arrêté une première fois en 2006 pour des faits allant de novembre 2004 à mai 2006, Pena s’était réfugié à Mexico. Dénoncé par sa petite amie, il avait été retrouvé au début de l’année 2009.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
27 septembre 2010

Une Cyberguerre contre les ayants droit et leurs protecteurs

Société 2.0 -

C’est sur IRC qu’ils nous ont donné rendez-vous, dans un salon public. Pas d’interview de membre isolé. Les Anonymous, qui déploient un nombre croissant d’attaques DDOS contre les ayants droit et leurs protecteurs, répondent en groupe, dans une certaine anarchie. Mais tous expriment la même colère et le sentiment qu’ils n’ont plus d’autre choix…

Ces dernières semaines et surtout ces derniers jours, les attaques DDOS contre les organisations d’ayants droit et les professionnels de la chasse aux pirates se sont multipliées. Ce week-end, l’attaque a atteint un nouveau pallier avec la publication de plus de 350 Mo de mails du cabinet d’avocats ACS:Law, spécialisé dans le recouvrement de paiements par les internautes suspectés de piratage.

Les auteurs sont un groupe d’internautes anonymes, les “Anonymous”, qui refusent d’être associés à la communauté 4chan. On ne connaît ni leur nombre ni leur nationalité, ils n’ont aucun leader, mais ils espèrent provoquer chez le peuple des internautes une “révolution”.

C’est ce qu’ils nous ont expliqué dans cette interview, par nature décousue.

Numerama.com : Pourquoi les attaques DDOS se sont-elles intensifiées ce mois-ci ?

Les Anonymous : C’est à cause d’une rage contre les organisations d’ayants droit qui utilisent des méthodes illégales pour parvenir à leurs buts. Le fait qu’AIPlex a été engagé pour attaquer illégalement The Pirate Bay a été le déclencheur (ndlr : AIPlex est une société indienne qui a été engagée début septembre par des studios pour lancer des attaques DDOS contre des sites pirates, dont TPB)

Ce nouvel influx de colère et de frustration a été surtout provoqué par leurs propres méthodes illicites pour essayer d’arrêter le partage de fichiers, et par de nouvelles lois adoptées à travers le monde qui, il n’y a pas d’autre mot, chient sur notre vie privée.

Quelles ont été vos cibles jusqu’à présent ?

La MPAA, la RIAA, Aiplex, ACS:Law, Davenport Lyons (un cabinet d’avocats britannique, ndlr), AFACT.ORG.AU (organisation anti-piratage australienne), CopyrightAlliance.org, la BPI (le SNEP britannique) et ACAPOR.PT (la MPAA portugaise).

Dans votre liste il n’y a pas l’entreprise TMG, qui collecte les adresses IP envoyées à l’Hadopi. Est-ce parce que vous ne les connaissez pas, ou qu’ils ne vous intéressent pas ?

TMG a été ciblé mais la tentative de DDOS n’a pas été couronnée de succès. Il faut dire aussi qu’à travers le monde il n’y a pas eu beaucoup d’attention médiatique portée sur TMG pour le moment. Nous les connaissons, et nous les viserons probablement à l’avenir.

Comment se passe une attaque DDOS typique ?

Ca n’est pas le genre d’attaque DDOS habituelle. Ici ça n’est pas seulement des botnets ou des réseaux hackés qui sont utilisés, ce sont des milliers d’internautes qui participent en même temps. LOIC (un logiciel mis à disposition des internautes pour participer aux attaques, ndlr) peut être utilisé par n’importe qui comme leur propre outil personnel de DDOS. Mais il est impossible de chiffrer le nombre de connexions ou de participants.

Quand les attaques vont-elles s’arrêter, ou qu’est-ce qui pourrait vous convaincre de les arrêter ?

Dans l’idéal, la révolution. Une révolution contre toutes ces années de lois insupportables et non voulues édictées contre la population. Une révolution contre l’écriture de lois qui ne représentent pas le peuple.

Ce qui a été montré ce week-end au moins à travers le cas d’un cabinet d’avocats anti-piratage, c’est que c’est une histoire d’argent à gagner et pas de protection des droits d’auteur.

Nous espérons que ça les attaques ne cesseront jamais. Elles vont attirer beaucoup plus l’attention du public et des médias. Rien ne fera que ça s’arrête, les attaques DDOS sont juste une petite partie émergée de l’iceberg. Tant que nous pourrons partager, ça ne s’arrêtera pas. Les grandes industries culturelles essayer de contrôler et de préserver leur monopole sur la distribution de contenus, en utilisant essentiellement des méthodes illégales et infâmes. L’internaute lambda est désigné comme un criminel parce qu’il fait rien d’autre que de communiquer avec son voisin.

Ca n’est pas le rôle des entreprises privées de jouer à la police du droit d’auteur. Il devrait toujours y avoir un tribunal entre l’ayant droit et l’individu. Les utilisateurs lambdas sont extorqués, on leur fait peur pour qu’ils payent une amende. Cette pratique est assimilable au chantage et ça doit s’arrêter.

Ca n’est plus simplement de la propagande du genre “vous ne voleriez pas une voiture” ou ce genre de connerie. Maintenant ils influent sur la loi et les politiques, à une toute autre échelle en 2010. Ca doit s’arrêter.

Qu’est-ce que vous répondez à ceux qui disent que les attaques DDOS sont contre-productives, parce qu’elles font passer les pirates pour des “cyberterroristes” auprès du législateur ?

Personne ne pense un seul instant que les attaques DDOS vont mettre fin à quoi que ce soit. C’est productif dans le sens où ça va attirer l’attention sur l’injustice qui est sous nos yeux, de façon plutôt silencieuse pour l’instant.

Les ayants droit ont utilisé des entreprises IT spécialisées pour surveiller, DDOSser et infiltrer les systèmes d’ordinateurs privés illégalement, et faire peur aux utilisateurs en leur demandant des paiements d’après des données collectées sans aucune méthode scientifique. Ce sont eux les délinquants, pas nous.

Prévoyez-vous d’autres types d’attaques que des attaques DDOS ?

Nous n’avons pas “defacé” de site web pour l’instant, puisque nous essayons de dénoncer plutôt que de modifier les pages actuellement.

Si nous pouvons publier une nouvelle série de mails, ça serait génial. Les fuites de mails sont la priorité.

Les attaques DDOS ne sont pas notre seul mode d’action. Beaucoup d’entre nous sommes entrés en contact avec nos députés et avec les députés du Parlement Européen pour tenter d’empêcher les grandes entreprises culturelles multinationales de ré-écrire la loi européenne à travers l’ACTA. Les attaques DDOS sont juste une petite partie d’un combat qui s’oppose au fait de nous dire quand et comment nous devons partager notre culture.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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