Archive pour novembre, 2009

30 novembre 2009

Le code source des LiveBox !

High-Tech -

À l’instar de SFR-Neuf, Orange a récemment mis en ligne un site dédié au code source utilisé dans ses Livebox. Toutes les versions actuellement disponibles sur le marché sont concernées. L’objectif est de se conformer aux licences GPL/GNU qui encadrent l’utilisation et la distribution d’éléments puisés dans l’univers du logiciel libre.

 

Contrairement à ce que l’on pourrait imaginer, l’univers du logiciel libre est régi par certaines licences qui encadrent l’utilisation et la distribution du code source. Ainsi, de nombreux logiciels sont couverts par ces licences, obligeant les utilisateurs à respecter certaines règles. Ainsi, la licence GNU/GPL v2 impose à chacun l’obligation de publier le code source libre utilisé dans le fonctionnement d’un logiciel.

Tout comme les autres fournisseurs d’accès Internet, Orange a largement puisé dans le monde du logiciel libre pour faire fonctionner ses Livebox. Or, jusqu’à présent l’opérateur télécom n’avait toujours pas indiqué les éléments open source utilisés, ainsi que la licence rattachée à chacun de ces outils. Cependant, l’ouverture récente de Livebox-opensource.com va permettre au FAI de se conformer aux licences libres.

Selon Livebox-News, Orange aurait souhaité diffuser plus rapidement le code source de ses Livebox, mais des clauses de confidentialités avec Sagem et Thompson ont retardé le processus. En effet, ces deux sociétés sont à la fois créateur du matériel et développeur du système interne de ces appareils.

Parmi les principaux fournisseurs d’accès à Internet, seul Free campe encore sur ses positions, puisque SFR-Neuf a également mis en ligne un site détaillant le code source du modem Neuf Box 4. Xavier Niel avait expliqué en 2007 que “Free ne viole en rien la GPL v2. Lorsqu’un produit qui utilise un soft sous GPL est vendu, le vendeur doit fournir les sources du soft GPL. Free ne vend pas la Freebox, elle est la propriété de Free, c’est un élément de terminaison de son réseau, les sources n’ont pas à être fournies. Le débat a maintenant plus de 5 ans, il a été tranché de manière incontestable par de nombreux experts et juristes“.

La FreeBox est considérée comme faisant partie de l’infrastructure réseau de Free et n’appartient jamais au client. Le logiciel GPL modifié n’est donc jamais “distribué”. Il ne sort pas du réseau de Free. En fait, ce dernier cas prête pas mal à controverse, et les GNU voudraient bien essayer de contrer ce genre de situation dans la version 3 de la GPL mais pour l’instant c’est encore assez flou” avait-il alors précisé.

Une position d’autant plus critiquable que la Cour d’appel de Paris a rendu un arrêt en septembre dernier condamnant la violation de la licence libre GNU GPL. L’instance judiciaire avait reconnu à l’utilisateur du logiciel le droit de faire respecter les termes de la licence GNU GPL.

 

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
30 novembre 2009

Les téléphones mobiles activables à distance pour écouter les conversations

High-Tech -

La direction des applications militaires du Commissariat à l’Energie Atomique a l’intention de commercialiser une pochette pour téléphones mobiles permettant d’empêcher leur écoute à distance, lorsqu’ils sont éteints. Mais les portables peuvent-ils vraiment être “activés à distance” ?

 


(CC Anonymous9000)

Réalité, ou légende urbaine ? Un article de l’AFP relance la polémique, et la paranoïa. Selon un responsable de la sécurité de la Direction des applications militaires du Commissariat à l’Énergie Atomique, cité par l’agence de presse, “les téléphones portables actuels disposent quasiment tous d’un mode d’écoute discrète activable par un code informatique que les opérateurs de téléphonie peuvent envoyer sans que le possesseur du portable s’en rende compte“. La plupart des  téléphones modernes seraient ainsi écoutables à distance, sur ordre d’un juge ou plus largement par toute personne malveillante.

L’affirmation n’est pas nouvelle. On la retrouve fréquemment. Le journaliste Philippe Madelin de Rue89 s’en était fait l’écho en décembre dernier, assurant que “téléphone ouvert ou fermé, les experts peuvent accrocher votre ligne sans le moindre problème. Donc, où que vous soyez, du moment que vous portez sur vous un téléphone cellulaire, on peut récupérer non seulement les communications transmises, mais encore tout ce qui se passe autour de vous“. Flippant. Devant l’agacement des internautes, le même journal en ligne en a remis une couche quelques jours plus tard, assurant cette fois sous la plume de David Servenay que “l’écoute d’un portable en veille est possible (…) le message (« ouvre ton micro, c’est un ordre, mais sans déclencher la sonnerie ou allumer l’écran ») arrive à la carte SIM qui l’exécute“. La seule solution pour se prémunir serait de retirer la batterie.

Mais sauf erreur de notre part, aucun élément tangible ne permet d’affirmer que les micros des téléphones mobiles peuvent être ainsi “activés à distance“, sans manipulation préalable spécifique du mobile. Il existe bien des logiciels espion qui peuvent être installés avec une manipulation physique sur le téléphone, ou à distance en profitant de failles de sécurité de leur système d’exploitation. Mais rien de préinstallé par les fabricants.

Les deux articles de Rue89 se basent sur des témoignages d’experts “anonymes”, ce qui relativise leur sérieux.  Aucun élément règlementaire ou aucune source industrielle identifiée ne corrobore ces affirmations. Cnet avait aussi livré une enquête approfondie en 2006, qui montrait que des écoutes à distance dirigées par le FBI avaient été autorisées par des juges. Le bureau de la sécurité du Département américain au Commerce a lui-même prévenu les entreprises que des écoutes pouvaient être opérées à partir des microphones des téléphones mobiles. ”Les téléphones Nextel et Samsung, et le Motorola Razr sont particulièrement vulnérables aux téléchargements de logiciels qui activent leurs microphones“, expliquait l’article en citant un expert, cette fois identifié. Mais rien dans l’article de Cnet ne montrait de collaboration étroite entre les fabricants de mobiles, l’Etat et les opérateurs pour faciliter ces écoutes. Il semble s’agir plutôt de “hacks” opérés par les autorités de police, dans un cadre juridique très flou.

Quant à Alain Hurst cité par l’AFP, “de la Direction des applications militaires du CEA“, sa fonction l’auréole probablement d’un certain crédit. Mais son affirmation n’est pas pour autant dénuée d’intérêt mercantile. Le CEA a en effet déposé un brevet sur une pochette pour téléphone mobile, équipée d’un matériau d’isolation accoustique qui rend sourd le micro du téléphone mobile lorsqu’il est rangé. L’invention sera commercialisée notamment auprès des industriels qui veulent protéger leurs secrets, pour un prix d’une centaine d’euros par pochette isolante.

Alors, légende urbaine utile au commerce, ou réalité ?

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
30 novembre 2009

Condamné pour avoir ouvert son réseau WiFi à ses clients !

C’est presque ça.

En Angleterre, le proprio d’un bar a été condamné à 8000 £ parce qu’un client a téléchargé des fichiers illégaux via sa borne WiFi qu’il partage pour ses clients.

Les majors ont obtenu gain de cause malgré les lois qui protège la propriété intellectuelle dans le pays.

Cela prouve le flou pour ce qui est des points d’accès publics au Royaume-Uni.

Le gérant du bar risque, en plus de l’amende, de se faire couper le net avant même de pouvoir prouver son innocence.

L’affaire risque en plus de s’étendre sur tout les points d’accès WiFi du Royaume-Uni.

Bref, du n’importe quoi…

27 novembre 2009

Le compte Twitter de Frédéric Lefebvre suspendu

matelesurlenet.com

MAJ : Le compte Twitter à été remis en ligne

27 novembre 2009

Un sondage pour connaitre la consommation d’oeuvres protégées

L’association Consumers International, qui fédère 120 associations de consommateurs dans le monde, a décidé de réaliser un sondage dans 24 pays pour connaître les besoins des consommateurs en matière d’accès aux oeuvres protégées par le droit d’auteur, et en matière d’usages. ”Ce travail permettra d’affiner les positions de l’association mais également de mieux défendre les intérêts du consommateur sur ce terrain“, nous explique l’UFC-Que-Choisir, membre de Consumers International.

Les questions semblent un peu limitées pour établir les fondations d’une remise à plat complète du droit d’auteur, mais ça n’est pas l’objet. Le questionnaire doit permettre de dégager les priorités les plus concrètes dans l’utilisation des oeuvres sur Internet, et de mieux comprendre ce qui incite beaucoup de consommateurs à pirater.

On notera que la dernière partie du questionnaire s’intéresse au “matériel protégé par un droit d’auteur qui permet d’être utilisé, copié ou partagé librement tel que les logiciels en open source, (…) des sites comme Wikipedia, des livres du domaine public, la musique et des vidéos diffusées sous une licence “Creative Commons”“. C’est à notre connaissance la première fois qu’une grande enquête internationale se penche sur la connaissance et la consommation des oeuvres sous licences libres. Et rien que pour ça, ça vaut le coup de passer 5 minutes à remplir ce questionnaire.

 

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
27 novembre 2009

400 clients des 3 Suisses portent plainte !

On se souviens de la vente d’un téléviseur LCD Samsung à 179 euros, une affaire qui avait fait grand bruit sur le net.

Environ 400 clients portent plainte et réclament le téléviseur en question.

“Nous attaquons car il n’y avait pas d’erreur manifeste de la part des 3 Suisses puisque le prix d’origine indiqué était le bon, tout va se jouer autour de la promotion de 90% affichée par les trois Suisses sur ce prix, qui nous paraît plausible à cette époque de l’année” explique l’avocat maître Arnaud Zuck à LCI.fr.

Faute de dispositif d’action collective (zic!), les dossiers seront traités individuellement.

27 novembre 2009

Ipulp précipite sa fermeture !

Peer-to-Peer -

Alors que Freezer se destinait à l’enregistrement en direct des plates-formes musicales comme Deezer ou Jiwa, le projet Ipulp avait tenté de se racheter une conduite en s’orientant complètement vers les fichiers musicaux libres de droits. Or, selon les responsables de l’application, des fichiers protégés par le droit d’auteur circulaient malgré tout entre utilisateurs d’Ipulp… précipitant ainsi sa fermeture.

 

Le projet aura finalement tenu un peu plus de deux mois. Lancé début septembre pour prendre la relève du très controversé logiciel Freezer, Ipulp avait d’emblée annoncé la couleur : fini le téléchargement illégal, le logiciel allait prendre un virage à 180° en se dédiant exclusivement à la musique libre de droits. Or, malgré cette réorientation, les responsables de l’application ont expliqué sur la page d’accueil du site que “certains fichiers trouvés via Ipulp pouvaient comporter des copyright“.

Pour les administrateurs, c’est évidemment un coup dur. Selon le message laissé sur le site, “une nouvelle version plus performante et incluant plus de sites source était sur le point d’être lancée“. Mais avec la diffusion d’un certain nombre de fichiers protégés par le droit d’auteur, l’équipe n’avait manifestement aucune envie de s’attirer les foudres des ayants droit. La seule autre solution aurait de mettre en place un filtre à résultats, mais cela aurait été “techniquement lent et coûteux“.

La situation était de toute façon intenable avec le couperet de la DADVSI. Si la Foire Aux Questions indiquait bien que “le logiciel n’est pas illégal en soi, c’est à l’utilisateur de vérifier que le contenu n’est pas protégé. L’indexation est indépendante et aucun fichier n’est hébergé sur les serveurs. Nous ne saurions être tenus responsable de toute mauvaise utilisation du service“.

Mais c’était oublier la loi relative au Droit d’Auteur et aux Droits Voisins dans la Société de l’Information promulguée en aout 2006. En effet, celle-ci prévoit notamment des amendes d’un montant maximal de 300 000 euros ainsi que trois ans d’emprisonnement pour “toute personne éditant un logiciel manifestement destiné à la mise à disposition du public non autorisée d’oeuvres ou d’objets protégés“.

Le projet reprendra-t-il un jour ? La porte n’est cependant pas totalement fermée, les responsables indiquant une fermeture “pour une durée indéterminée“.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
27 novembre 2009

Thierry Lhermitte derrière Hadopi ?

Trident Media Guard pourrait répondre favorablement à l’appel d’offre du ministère de la culture en charge de faire fonctionner la machine Hadopi.

La société TMG a dans ses rangs Thierry Lhermite, administrateur, cette société vise à défendre les données copyrightées en injectant de faux contenus sur les réseaux.

Ce que l’on peut retenir, c’est que TMG va leurrer les téléchargeurs pour mieux les attraper avec de faux fichiers.

Bref, une machine à fric.

Effectivement, un véritable business financier est derrière tout cela puisque Thierry Lhermitte aurait injecté 50 000 euros en numéraire sur un compte de la société commerciale contre 5 000 actions.

Une autre société serait elle aussi favorable pour l’Hadopi du nom de AdVestigo.

Bref, nous serons bientôt qui sera l’heureux élu de l’”Hadopisation”, ou plutôt, à qui empochera le pognon.

Pendant ce temps, de nombreux internautes multiplient et emploient d’autres services comme le téléchargement directe, des services de serveurs Proxy, VPN et autres cryptages de données comme Perseus.

Le petite guéguerre que mène le ministère de la culture risque fort d’augmenter l’utilisation et les méthodes de contournement qu’utiliserons les internautes de tout poils, tout cela, au risque de ne plus rien contrôler.

Comme on dit chez nous, le mal engendre le mal, et cela ne fait que commencer.

27 novembre 2009

Virgin Media is watching you !

Virgin Media, avec le partenariat d’Universal Music, vont lancer une surveillance d’échange de fichier sous le nom de Detica CView sur leurs propres abonnés Anglais.

Certains abonnés risquent de ne pas trop apprécier la méthode.

D’après Virgin Media, cela n’est pas pour faire le Big Brother, mais alors à quoi la surveillance va t-elle servir ?

La société Detica explique que le système de surveillance n’est en aucun cas intrusive et il n’y a pas de stockage d’informations personnelles.

Le système de surveillance servira à mesurer l’ampleur du partage illégale.

Enfin… pour le moment…

Côté Virgin Media, une offre de téléchargement musical en illimité sera bientôt accessible pour ses abonnés.

25 novembre 2009

La loi Loppsi bientôt discutée au Parlement

Société 2.0 -

Brice Hortefeux a annoncé mercredi à l’Assemblée Nationale que le projet de loi d’orientation et de programmation pour la performance de la sécurité intérieure, la fameuse loi Loppsi, sera discutée au Parlement fin janvier ou début février 2010. Le texte prévoit des dispositifs de blocage des sites Internet sans contrôle préalable du juge.

 

Alors que l’Allemagne a reculé, la France veut s’engouffrer. A l’occasion des questions au gouvernement, le ministre de l’intérieur Brice Hortefeux a annoncé que le projet de loi Loppsi sera discuté à l’Assemblée Nationale fin janvier ou début février 2010, et qu’il contiendra bien des dispositions visant à bloquer les sites internet contenant des images de mineurs à caractère pédophiles. Ou plutôt les sites présumés en contenir, ce qui est très différent. En Allemagne, nous avions calculé que seules 1,37 % des URL présentes dans les listes de sites à bloquer avaient un réel caractère pédophile, et que sur ces 1,37 %, 93 % des contenus délicteux avaient été retirés en moins de deux semaines après contact avec l’hébergeur.

Pourtant, “nous avons l’intention de permettre, et ce sera une première, le blocage des sites proposant des images et des représentations de mineurs à caractère pornographique“, s’est réjoui d’avance le ministre de l’intérieur en réponse au député UMP Jacques Myard, qui s’inquiétait du retard pris par le projet de loi qu’avait porté Michèle Alliot-Marie.

Le texte ne devrait pas se contenter du seul blocage des sites à caractère pédophile. Selon Brice Hortefeux, “internet est aussi devenu un vrai lieu de danger”, où se cotoient “escroqueries, faux e-mail, vols de numéros de cartes bancaires, trafics de stupéfiants, apologie du racisme, pédopornographie et, dans un certain nombre de cas, terrorisme“.

Le Parlement a déjà voté récemment le blocage des jeux d’argent en ligne, et une partie de l’UMP souhaiterait débattre de la liberté de l’accès à l’information sur Internet. La pédophile sert uniquement à enfoncer facilement, grâce à l’émotion populaire, une porte difficile à ouvrir : celle de la censure. Dans le cas des jeux d’argent, le gouvernement avait dû reculer sur son idée initiale, en donnant au juge seul le pouvoir de décider du blocage des sites. Mais ça ne devrait pas être le cas de la Loppsi, qui prévoit une communication directe entre les services de police et les FAI, sans d’ailleurs que la liste des sites à bloquer ne puisse être vérifiée et contestée.

Après la trêve estivale, la Fédération Française des Télécoms (qui regroupe Bouygues Telecom, SFR, Orange et Numericable) avait estimé que le coût du filtrage pourrait monter à 140 millions d’euros, pour une efficacité douteuse.

En Australie, où les listes de sites à bloquer sont aussi très contestées, les associations de protection de l’enfance ont-elles mêmes prévenu que ça n’était pas avec le filtrage que l’on pouvait protéger les enfants contre la pédocriminalité, mais en chassant les pédocriminels. Une simple question de bon sens.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
25 novembre 2009

Microsoft censure un bloggeur suite à une faille sur Bing Cashback

Société 2.0 -

Microsoft a envoyé une lettre intimant à un bloggeur de retirer l’article dans lequel il révélait l’existence de failles sur le programme de reversement de commissions du comparateur de prix de Bing, son moteur de recherche.

Pour convaincre les Américains d’utiliser le service de comparaison des prix de Bing, Microsoft a mis en place un programme de “Cashback”, qui rémunère les internautes à chaque achat. Les marchands reversent à Microsoft une commission, qui la rétrocède en totalité ou en partie à l’utilisateur inscrit au programme. Intelligent, le système n’est cependant viable que s’il est parfaitement maîtrisé. Il ne faudrait pas que les marchands partenaires apprennent par exemple l’existence de failles qui leur font verser des commissions indues à Microsoft.

Très sensible sur le sujet, la firme de Redmond a donc dépêché ses avocats pour faire taire Samir Meghani, qui édite le comparateur de prix concurrent Bountii.com. L’entrepreneur-bloggeur avait publié un billet sur lequel il expliquait que le programme de cashback de Bing avait plusieurs failles. Tout d’abord, les marchands pouvaient  (peuvent encore ?) rapporter les ventes par un système de “pixel tracking”, que des utilisateurs frauduleux pouvaient (peuvent encore ?) facilement reproduire à leur bénéfice. Selon Meghani, il était (est toujours ?) possible de générer de fausses requêtes pour créditer un compte Cashback sans réaliser d’achats. Le bloggeur et néanmoins concurrent de Microsoft avait aussi pointé un problème avec les ID de commandes, générés de manière séquentielles, qui peuvent être devinés par des scammers pour détourner les cashbacks.

Plutôt que de corriger les failles, et de l’annoncer publiquement, la firme de Redmond a envoyé à Samir Meghani une lettre qui le menace d’un procès en bonne et due forme s’il ne retire pas son billet. Elle reproche non seulement à Meghani d’avoir “fourni des informations qui instruisent des utilisateurs sur la manière de détourner l’utilisation du programme Microsoft Bing Cashback à travers des moyens techniques non autorisés“, mais aussi d’avoir lui-même utilisé ces méthodes à des fins de démonstration. Meghani avait en effet démontré qu’il avait pu collecter plus de 2.000 dollars sur son compte Cashback sans passer la moindre commande. Il se serait ainsi rendu coupable selon Microsoft d’intrusion frauduleuse sur un système informatique, de complicité par fourniture de moyens, et d’escroquerie.

Cette semaine, le bloggueur a récidivé, en révélant une faille non plus technique, mais commerciale. Il a découvert que les prix affichés par au moins un marchand étaient plus élevés en passant par Bing qu’en passant directement par le site dudit marchand. Une manière de compenser frauduleusement la commission versée. Microsoft a reconnu cette fois l’existence du problème, qu’il estime cependant isolé. ”Nous avons des outils qui détectent les anomalies, et dans ce cas particulier, il y a eu une erreur sur l’information qui nous a été délivrée“, a commenté la firme.

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
24 novembre 2009

Michelle Obama victime d’un Google Bombing !

Une “singerie” s’accapare l’image de la femme d’Obama, Michelle Obama, via un Google Bombing.

Recherchez ” Michelle Obama” dans Google Images et une photo retouchée de la femme du président américain apparaît.

Explication de Google :

Parfois, les résultats de recherche peuvent inclure des contenus inquiétants, même à partir d’une vulgaire requête.

Nous vous assurons que les sites en question ne sont en aucune façon approuvé par Google.

Effectivement, l’image en question avait été retirée des résultats de Google par Google même, mais la photo est revenue les jours suivants.

24 novembre 2009

Une boutique appartenant à Symantec piratée !

Une faille sur l’une des boutiques japonaises de Symantec aurait été découverte via une simple injection SQL.

Celle-ci permettrait un accès aux bases de données non chiffrées comprenant des identifiants “ADMIN”, les données bancaires des clients et des numéros de série de Norton Anti-virus.

Le pirate qui a eu accès aux données explique que celles-ci ne sont même pas chiffrées (https://), un comble pour une société de solution de sécurité comme Symantec.

La boutique a été fermé pour boucher le trou de sécurité, ou du moins, pour réparer la bourde.

24 novembre 2009

Proposed action on unlawful P2P file sharing

Méthode de blocage des connexions internet en Angleterre pour les téléchargements illégaux :

Proposed action on unlawful P2P file
sharing: Stage one
Notification and targeted legal action
Code of Practice – Ofcom draws up Code of Practice on
implementation of the process
Identification – Rights holder identifies IP address of unlawful
uploader by “phishing” on file-sharing site
Warning # 1 – ISP matches IP address with account holder and
sends out notification
Legal action – rights holder asks for court order to obtain access to
serious infringer list, to take action against the worst offenders
Appeals – Ofcom will set up body to hear appeals
Ofcom reports quarterly to Secretary of State on overall reduction in
level of unlawful file-sharing
Secretary of State decides whether technical measures are needed.
An order made to Ofcom to introduce them
Code of practice – Ofcom draws up revised code to
implement measures
Subsequent warnings – notification explaining that if account holder
persists
the rights-holder may take legal action against them
Digital Economy Bill receives Royal Assent
+ 6 months
+ 12 months
+ 15 months
Proposed action on unlawful P2P filesharing:
Stage two
Post-SoS order to Ofcom to impose technical measures
Identification – Rights holder identifies the IP address of unlawful
uploader, as before
Warning #1 – ISP matches IP address with account holder
and sends notification
Technical measures – Further infringement leads to inclusion on
serious infringer list. ISPs obliged to exercise technical measures
Appeal # 1 – Alleged infringer has right of appeal to independent
body established by Ofcom. Technical measures suspended pending the
outcome of the appeal.
Appeal # 2 – If appeal is unsuccessful, infringer will have further right of
appeal to First Tier Tribunal. Technical measures remain suspended
Outcome of second appeal – Technical measures are either
implemented or dropped
Subsequent warnings – Notification explaining that if account holder
persists, they risk incurring technical measures – potentially including
suspension
Alleged infringer has 20 working days to appeal
Alleged infringer has 20 working days to appeal
Tribunal to be held within 30 working days of appeal being lodged

http://image.guardian.co.uk/sys-files/Media/documents/2009/10/28/P2PFlowchart.pdf

24 novembre 2009

Les utilisateurs de Facebook victimes d’un virus sexy !

La preuve en vidéo :

En gros, une jeune femme en petite tenue publie un message expliquant “de venir voir quelque chose de hot” avec un lien sur le mur d’un utilisateur de Facebook.

Le lien redirige sur une publicité pornographique, qui est en fait un ver informatique qui d’ailleurs sera publié automatiquement sur le propre mur de l’utilisateur une fois que celui-ci retourne son profil Facebook.

L’utilisateur qui se fait avoir devient alors complice de la propagation du virus via la publication sur son propre mur Facebook.

Prudence donc !

24 novembre 2009

il n’a pas envoyé de message sur Twitter pour calmer la foule

Société 2.0 -

Aux Etats-Unis, la police a arrêté le vice-président d’une maison de disques qui avait organisé avec trop de succès une séance de dédicaces dans un centre commercial. Ils lui ont reproché de ne pas avoir envoyé un message sur Twitter pour calmer la foule qui s’était rassemblée par milliers.

La police de Long Island a eu beaucoup de mal à rétablir l’ordre dans un centre commercial où la jeune vedette canadienne Justin Bieber devait signer des autographes. Il sortait cette semaine son premier album après s’être fait connaître sur YouTube en 2007. Impatientes, des milliers de jeunes filles en délire s’étaient rassemblées pour attendre Bieber, et finalement rompu les cordons de sécurité dans l’anarchie la plus totale. Totalement dépassés par les évènements, les policiers ont alors demandé une aide inédite au vice-président d’Island Def Jam Records, James Roppo, qui produit l’album du chanteur.

Après avoir décidé d’annuler la séance de dédicaces, la police a demandé à Roppo d’envoyer sur Twitter un message appelant les fans au calme. Pour des raisons inconnues, le producteur aurait refusé, et les policiers ont décidé de l’arrêter. “Nous lui avons demandé son aide pour faire partir la foule en envoyant un message sur Twitter“, explique un policier à la presse canadienne. ”En ne coopérant pas avec nous, nous avons estimé qu’il mettait des vies en danger et faisait courir un risque au public“.

La police aurait également prévenu le jeune chanteur qu’il serait lui aussi arrêté s’il décidait d’entrer dans le centre commercial. Lui-même a envoyé deux messages sur Twitter, pour informer ses fans qu’il ne pourrait pas être présent, et pour leur demander de partir calmement. Sans effet.

Le directeur artsitique Chris Matyszczyk, qui publie un blog sur News.com, a obtenu une vidéo de l’évènement. Il note avec sarcasme que les agents de sécurité ont fini par trouver une méthode héritée du 20ème siècle pour informer la foule et la faire se disperser : un porte-voix.

Plus efficace que Twitter, apparemment.

 

Article diffusé sous licence Creative Common by-nc-nd 2.0, écrit par Guillaume Champeau pour Numerama.com
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